La peinture acrylique
Médium de peinture utilisant des pigments traditionnels (végétaux, minéraux ou chimiques) mélangés à des résines synthétiques. Elle a l’avantage d’être très solide et indélébile. Le diluant principal est l’eau, mais l’empâtement ou la texturation à l’aide de divers matériaux comme le sable ou la craie permet de lui donner de nombreux effets. Inventée au début du XXème siècle au Mexique par des chimistes en collaboration avec des artistes peintres réalisant les fresques de l'université de Mexico, la peinture acrylique se développe à partir des années 50.
La peinture à l'huile
Médium de peinture utilisant un mélange de pigments et d’huile siccative, généralement de lin. Elle sèche plus lentement que la peinture acrylique et permet un mélange des couleurs plus aisé. Le processus de séchage correspond en fait à l'oxydation de l'huile qui se polymérise et durcit en gardant l'aspect de la peinture. La peinture à l'huile se pratique depuis la fin du Moyen Âge, perfectionnée par les maîtres flamands van Eck.

Techniques mixtes
La peinture acrylique se prête bien aux techniques mixtes qui permettent d'allier peinture et différents médiums comme le sable ou des médiums à peindre qui facilitent les empâtements et la texturation. Il est aussi possible de peindre à l'acrylique et à l'huile, comme Somyut. Dans ce cas, l'huile est toujours appliquée en dernier, sur l'acrylique, risquant moins de craqueler.
La peinture au couteau
Dans cette technique, l’artiste utilise une petite truelle appelée spatule ou couteau à peindre. Le bord de la lame, généralement en acier très flexible dont le tranchant est émoussé, permet de créer des empâtements rectilignes ou des saillies de peinture qui accrochent la lumière et permettent des effets de volumes, reliefs, lumière qui donnent une dimension particulière à ces peintures. Arporn Sang-On peint ses paysages à l'acrylique en utilisant cette technique.


Horizon Chaud, détail du tableau Deux types de couteaux à peindre
Métal sur bois
Certains artistes, comme Tee, récupèrent toutes sortes de matériaux afin de construire ou d'agrémenter leurs oeuvres. Ces objets ou rebus métalliques sont lavés, décapés, parfois peints en partie ou en totalité. Enfin, l'artiste leur donne la forme nécessaire ou utilise la forme initiale de l'objet de façon très évocatrice.
L'eau-forte
Procédé de gravure en creux sur plaque métallique. Les espaces encrés correspondent aux tailles (reliefs en creux). La plaque de métal est recouverte d’un vernis résistant à l’acide sur lequel l’artiste exécute son dessin à l’aide d’un outil. Une fois plongées dans l’acide, les zones dégagées se trouvent creusées. La totalité du vernis est ensuite retiré à l’aide d’un solvant et la plaque encrée, puis recouverte d’une feuille de papier avant de passer sous la presse à taille-douce pour transférer l’encre. Yuwana est une artiste reconnue dans ce domaine.
Pour en savoir plus sur l'eau-forte : http://botablo.blogspot.com/2009/09/leau-forte-ou-la-gravure-des-peintres.html
A savoir sur les estampes : Tirage, épreuve d’essai, épreuve d’artiste, signature et numérotation Une estampe originale se doit d’être gravée, peinte ou dessinée par l’artiste sur un support adéquat qui est ensuite imprimée, après encrage, à l’aide d’une presse sur une feuille de papier. L’impression s’appelle le tirage, à partir du bon à tirer de l’artiste. Les épreuves sont ensuite signées et numérotées (30 maximum pour répondre à la définition d’une œuvre d’Art). La partie qui est réservée à l’artiste se nomme épreuve d’artiste (EA ou AP en anglais), elle porte une numération différente, voire aucune. Sur cette eau-forte de Yuwana, on note en bas à gauche la mention "AP"et à droite la signature de l'artiste. |